Le Mot du Président

Je m’appelle Frédérick LODJEAREM-NDILBE, et je suis un traceur. Cependant mon chemin aurait pu s’arrêter de façon prématuré à l’âge de 15 ans. J’avais une tumeur cancéreuse (lymphome de Burkitt stade IV médullaire, neuroméningé et testiculaire) et j’avais besoin d’une évacuation sanitaire vers un pays dont les structures hospitalières étaient aptes à me donner les soins nécessaires, en l’occurrence, la France. Je vivais alors en Centrafrique, mon cas s’est compliqué quand j’ai été infecté par une aspergillose pulmonaire. J’ai alors connu toutes sortes d’effets secondaires : aggravation neurologique, troubles de la mémoire, apraxie, paralysie faciale gauche, dégradation du comportement avec des grandes crises d’agitation, d’hallucination… Mais je me suis battu. Puis, les améliorations sont apparues petit à petit. Quelques mois plus tard, je suis sorti de l’hôpital. La maladie avait rendu ses armes.

1 : Accrocher à la vie, j’étais loin d’imaginer ce qui allait m’arriver 11 ans plus tard.  2 : Après 3 mois allongé dans une chambre stérile. 3 – Nourris depuis lors par cathéter (tube souple et fin que l’on introduit dans une veine pour y injecter un médicament ou une solution nutritive), je suis impatient d’aller manger à la cantine. 4 : Marathon Eiffage de Dakar : 10 km.

Aujourd’hui, je vis et je pense à tous les enfants de Centrafrique mais aussi de tout ce continent africain, qui souffrent et meurent faute de soins adéquats et je ne peux rester passif. C’est pourquoi j’ai lancé l’association « Enfants de chez nous » dont le but est d’œuvrer pour que les enfants atteints du cancer en Afrique aient accès aux meilleurs soins. Voulez-vous tracer avec moi une route pour qu’ils aient un avenir ?

Merci à Christine GERICOT qui m’a accompagné dans la réalisation de ce tableau.